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Retour à Les femmes dans l'industrie des sports motorisés

Véronique Lizotte – Une fonceuse à la recherche de l’équilibre

Notre série occasionnelle « Les femmes dans l’industrie des sports motorisés » met en lumière nos consœurs dans tous les domaines du secteur, et à tous les niveaux. Cette fois, nous nous tournons vers l’organisation d’événements sportifs, en discutant avec une des seules femmes à la tête d’un événement de courses hivernales, et pas le moindre! Véronique Lizotte est Directrice générale du Grand-Prix de Valcourt, le plus grand événement hivernal de sports motorisés au monde, qui présente six disciplines en un week-end : motoneige et motocross sur ovale de glace, motocross et VTT sur circuit routier de glace, snocross et courses d’accélération.

Attirée depuis toujours vers des activités sportives qui « brassaient un peu plus que la moyenne », Véronique a aussi passé une bonne partie de son adolescence à scruter le démontage et remontage de Ski-Doo vintage dans le garage familial. « Je pense que j’ai toujours eu le sang jaune…, » nous confie-t-elle. Lors de sa première visite au Grand Prix à l’âge de 16 ans, elle ne se doutait pas qu’un jour elle en serait la directrice générale. C’est dans les loisirs et les événements sportifs qu’elle a trouvé sa voie, inspirée par le dépassement de soi dont les participants font preuve.

Passionnée par ce domaine, et sensible à la cause des femmes, aujourd’hui elle œuvre à mettre de l’équilibre dans le sport. Elle nous en dit plus long.

 

Quelle est la situation des femmes dans le secteur des sports motorisés aujourd’hui, et est-ce que cela évolue?

Le milieu des courses est majoritairement un milieu d’hommes. Hors le Québec, il n’y a pratiquement pas de femmes en poste de direction dans les organisations. Dans certaines réunions, je suis la seule femme autour de la table décisionnelle; disons qu’il faut être sûr de soi et se tenir debout! Mais je ressens une profonde fierté d’avoir la chance de contribuer à équilibrer les choses en apportant un point de vue féminin. Sur notre conseil d’administration également, il y avait une majorité d’hommes il y a neuf ans. Maintenant, il y a 50 % de femmes. Ça apporte un équilibre au sport tout entier. Et l’équilibre, ça nous rend plus performant.

Je souhaiterais que les femmes aient une plus grande place au niveau des postes décisionnels dans les événements de sports motorisés. J’ai récemment vu la nomination d’une femme à la direction générale des Régates de Valleyfield, et ça m’a fait chaud au cœur. J’espère qu’on nous laissera notre place dans d’autres événements majeurs de courses au Canada et aux États-Unis. Ça viendra; lentement, mais surement.

Du côté de la participation, je vois une grande évolution dans la représentation des femmes depuis mon arrivée dans le milieu. La classe féminine augmente énormément dans l’ensemble des sports motorisés. Avant, on n’avait quasiment pas de femmes qui pratiquaient la course. Maintenant, les inscriptions des femmes explosent chaque année en motoneige. On a également de belles opportunités dans le futur pour développer des classes en VTT notamment. La plupart des femmes compétitionnent présentement dans des classes mixtes. On travaille chaque année à leur faire un peu plus de place. Les femmes sont totalement capables de faire leur marque dans ce secteur. J’en connais d’ailleurs plusieurs qui performent mieux que les garçons. Il s’agit simplement d’avoir de l’intérêt pour ce type de sport.

 

Comment contribues-tu à la réussite des femmes dans ton domaine, et quels sont tes conseils?

J’aime mettre les femmes qui performent de l’avant sur la scène internationale. Ce sont nous, les promoteurs, qui peuvent les élever au rang de « super star », alors c’est ce que nous faisons. Dès qu’on a la chance de les mettre en avant-plan, on travaille dans ce sens, et ça fonctionne. Ensuite, les jeunes filles les prennent en modèle, et on voit beaucoup plus de nouvelles recrues. Ça nous fait toujours plaisir de voir qu’on peut contribuer en posant des petits gestes.

Avec les années, j’ai compris que ce qui nous unit tous dans ce domaine, c’est la passion. Si tu te passionnes pour quelque chose, tu vas réussir, peu importe les épreuves. Je dirais donc, « Ne laisse jamais personne te dire que ce n’est pas un domaine pour toi; c’est un domaine pour tous ceux qui le décident. Fonce! Si c’est vraiment ce que tu veux faire, alors tu y arriveras. Garde en tête ton objectif, et reste à l’affût des opportunités. »

 

“Ne laisse jamais personne te dire que ce n’est pas un domaine pour toi; c’est un domaine pour tous ceux qui le décident.”