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Megan Brodeur : Déterminée et sans peur


Dans notre série Les femmes dans le secteur des sports motorisés, nous mettons en lumière les différents rôles qu’occupent les femmes, la façon dont ces rôles évoluent, et comment ces femmes y contribuent. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de rencontrer Megan Brodeur, de Coaticook au Canada, qui est pilote de Snocross : un sport extrême de course de motoneiges, sur un circuit tout-terrain accidenté. Malgré son jeune âge – elle a 22 ans – cela fait déjà plus d’une décennie que Megan évolue dans le monde de la course. Elle est la plus jeune pilote de Snocross féminin à avoir remporté le championnat nord-américain, à l’âge de 18 ans, et depuis, elle a gagné encore trois championnats nord-américains consécutifs.

 

Comment c’est d’être une femme dans le secteur des sports motorisés ?

C’est certain que nous sommes en minorité. Il y a moins de femmes pilotes. Mais c’est ce qui fait que je me sens privilégiée et spéciale. C’est valorisant de savoir que je fais partie d’un petit groupe de personnes qui vivent pour l’adrénaline et qui s’expriment par nos guts, notre courage.

Il a y un grand respect entre les filles pilotes. J’ai même déjà gagné contre deux de mes idoles de jeunesse.  Même si nous sommes des rivales, nous avons toujours un comportement positif les unes envers les autres, que ce soit sur la piste ou ailleurs. C’est important de se serrer les coudes et d’être solidaire envers le sport de Snocross féminin.

Comment les choses ont changé pour les femmes depuis tes débuts ?

Depuis que je participe à des courses, j’ai vu le nombre de femmes qui s’y intéressent grandir. En même temps, les grands organisateurs de courses et de championnats donnent de plus en plus de place aux femmes. Par exemple, avant, les courses des femmes s’étalaient sur une seule journée. Maintenant, c’est deux jours complets, comme pour les hommes. Et donc la catégorie féminine a plus de crédibilité, ce qui a pour effet qu’on nous donne plus de visibilité, avec certaines courses qui sont maintenant diffusées à la télévision, ce qui n’était pas le cas par le passé.

Ça pourrait être encore mieux. Par exemple, il y a une cérémonie d’ouverture pour les hommes, où on présente tous les pilotes aux médias et au public. Les filles n’ont pas de cérémonie d’ouverture et c’est dommage. C’est vraiment l’occasion de faire connaître les pilotes à l’ensemble des spectateurs, autant à la maison que sur place.

Que fais-tu pour aider les femmes à réussir dans ton domaine ?

Je fais beaucoup de promotion du Snocross féminin, en donnant des entrevues pour faire connaître la discipline, en parlant souvent aux jeunes, qu’elles soient déjà pilotes ou non, pour les inviter à essayer ou les encourager à poursuivre. C’est important pour moi de prendre le temps avec elles, pour prendre une photo, par exemple. Je me souviens comme j’admirais certaines pilotes quand j’étais petite, et je veux que les jeunes qui viennent me voir aient aussi une expérience positive et une bonne image du sport.

As-tu des conseils pour ces jeunes filles qui veulent suivre tes traces ?

Il faut mettre les efforts. Être prête à travailler. À la fois, physiquement et mentalement. Il faut se rappeler que c’est n’est pas seulement réservé aux garçons. Il y a beaucoup de filles qui veulent vivre des émotions fortes, sentir l’adrénaline, et démontrer qu’elles ont du guts, qu’elles n’ont pas peur du danger. Il ne faut pas hésiter. Lancez-vous ! En gardant son focus et en se préparant bien, tout est possible.

 
 
« En gardant son focus et en se préparant bien, tout est possible. »