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Annie Dussault : La place de la femme se crée.



Un 7e article de la série « Les femmes dans l’industrie des sports motorisés » mettant de l’avant la détermination, le leadership et l’engagement des plusieurs femmes d’exception qui font une différence dans cette industrie.

Les femmes se trouvent à des postes très variés dans l’industrie des sports motorisés. Le secteur manufacturier, où tous les véhicules sont assemblés, est un lieu primordial et a longtemps était le domaine des hommes. Annie Dussault est soudeuse chez BRP à Valcourt depuis 24 ans.
 

Comment c’est d’être une femme dans l’industrie des sports motorisés?

Je dois avouer qu’au départ ce n’était pas chose facile. Dans mon métier de soudeuse, il y avait, et même encore aujourd’hui, peu de femmes qui pratiquent ce travail. Comme dans n’importe quel métier, homme ou femme, tu dois faire tes preuves avant de te sentir complètement accepté. Maintenant que j’ai démontré que j’étais compétente à faire ce que je fais, je sens que j’ai ma place, et je sens que mes collègues, qu’ils soient hommes ou femmes, me respectent.

Je crois que ce qui aide cette acceptation est l’augmentation du nombre de femmes, au cours des dernières années, qui effectuent le métier de soudeuse. C’est donc beaucoup plus commun comme situation.
 

Que reste-t-il à faire?

On ne se le cachera pas, le métier de soudeur a toujours été majoritairement réalisé par des hommes, et donc pensé pour les hommes. Avec l’augmentation du nombre de femmes qui y travaillent, il faudrait penser à adapter les postes de travail, non seulement pour les femmes, mais pour les personnes de corpulence légère en général, qui ont moins de force. En effet, à la fabrication, tout est lourd. En plus, nous travaillons à un rythme très soutenu, et ce serait donc bénéfique d’adapter l’ergonomie et le poids des équipements pour rendre le travail plus confortable, mais aussi aider à l’efficacité. Sans ça, tous ceux qui sont plus légers, y compris les femmes, continueront à être désavantagés dans ce métier.
 

Que fais-tu pour promouvoir les femmes dans ton domaine?

Je crois que c’est en s’entraidant que nous pouvons faire avancer les choses. Donc, ma contribution se fait par les conseils. Je tente de donner mes trucs aux autres femmes et je les encourage à dire ce qui ne va pas avec les équipements. Je remarque que certaines choses changent, mais comme je l’ai dit plus tôt, il reste du travail à faire pour rendre les lignes d’assemblage plus accessibles aux femmes. Je suis sûre que nous y arriverons. Il faut se tenir, se serrer les coudes et rester fortes. Ensemble, on pourra aider à l’amélioration de la situation actuelle, peu importe le milieu.
 

« Il faut se tenir, se serrer les coudes et rester fortes.»